Face à l'inflation

Article du 31/07/2022

Après des années avec une inflation basse et contenue, 2022 a subit une hausse de plus de 6 % ! Quels sont les outils mis en place pour préserver le pouvoir d’achat ?

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L'inflation en 2022

Comme on peut le voir ci-contre, nous avons bénéficié d’une inflation contenue à moins de 2.5% depuis 9 ans. En novembre, elle s’est stabilisée autour de 6.2 avec une prévision pour décembre de 6,3 à 6,6% (Source Insee). Ceci s’explique par la baisse de l’aide sur les carburants. Le début de l’année 2023 risque d’être encore à la hausse avec l’effet énergies et l’alimentation.

L’inflation moyenne sur 2022 sera de 5,7%. Pour faire face à cette hausse différentes aides pour préserver le pouvoir d’achat sont et vont être mises en place, en voici quelques unes :

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La prime de Noël

A partir du 15 décembre jusqu’en janvier 2023, la prime de Noël sera versée aux foyers les plus modestes. Cette aide exceptionnelle (existe depuis 1998) est versée à certains bénéficiaires de minima sociaux (RSA, ASS, AER) sans démarches à effectuer auprès de la Caisse d’allocations familiales (Caf), de la Mutualité sociale agricole (MSA) ou de Pôle emploi.

Si elle est distribuée par Pôle emploi alors le montant de la prime est unique, quelle que soit votre situation familiale (célibataire, couple avec ou sans enfant…)  soit 152.45 €.

Si elle est distribuée par la CAF ou la MSA, alors prise en compte de la situation familiale

152,45 € pour une personne isolée

2 personnes (isolée avec 1 enfant ou couple sans enfant) : 228,67 € ;

3 personnes (isolée avec 2 enfants ou couple avec 1 enfant) : 274,41 € ;

4 personnes : (isolée avec 3 enfants : 335,39 € ; ou couple avec 2 enfants) : 320,14 €    pour la Métropole et les DOM

Ensuite 60.98 € par personne supplémentaire

 

Augmentation des taux des livrets en 2023

Avec la hausse de l’inflation qui va se poursuivre sur le début d’année 2023, les livrets devraient probablement remonter en février prochain.

Le livret A et LDDS pourraient passer de 2% à 3,3% et le LEP de 4.6% à environ 6,2%. Pour l’instant les calculs n’étant pas définitifs cela reste des suppositions.

A noter que un seul Livret A, LDDS et LEP peuvent être détenu par personne et que le LEP est soumis à une condition de revenus. Votre revenu de référence ne doit pas dépasser 20.297 euros par part en 2022.

 

Révision du barème d'impôt

Pour compenser la hausse de l’inflation, il est prévu que les tranches de revenus du barème d’imposition augmentent de 5.4%.

0% pour la part n’excédant pas 10.777 euros.

11% pour la part entre 10.777 euros à 27.478 euros.

30% pour la part de 27.478 euros à 78.570 euros.

41% pour la part de de 78.570 euros à 168.994 euros.

et 45% pour la part de plus de 168.994 euros.

Pour plus de précision, votre taux marginal d’imposition (TMI) sera indiqué (c’est à dire la tranche d’impôt dans laquelle vous vous trouvez 0 à 45 %). Mais ce taux ne correspond pas à la réalité, donc le taux moyen sera calculé en divisant l’impôt à payer par l’ensemble de vos revenus nets imposables et vous indiquera le taux réel d’imposition

Autre dispositif qui devrait être mis en place, lorsqu’un contribuable subissait une baisse de ses revenus, il pouvait demander à l’administration fiscale de revoir son taux de prélèvements à la source dès lors que celui-ci entraînait une diminution du prélèvement d’au moins 10%. Là il pourra faire la demande dès la baisse de 5%.

Hausse du crédit d'impôt pour la garde d'enfants

Pour favoriser les personnes travaillant et ayant besoin de faire garder leurs enfants de moins de six ans à l’extérieur de leur domicile, un crédit d’impôt de 50% dans la limite de 2.300 euros était possible (soit 1.150 € de crédit d’impôt) . Ce plafond serait réhaussé à 3.500 euros à compter des frais réalisés en 2022 (soit 1.750 € de crédit d’impôt).

Augmentation du seuil d'imputation des déficits fonciers

Habituellement le seuil d’imputation du déficit foncier sur le revenu global était de 10.700 euros. L’objectif est de le passer à 21.400 euros pour les bailleurs qui engagent des travaux de rénovation énergétique pour un logement estampillé «passoire énergétique» (classé E,F,G) à condition qu’il repasse au minimum dans la classe D.

Pour constater ce changement de classe, il faudra donc faire deux diagnostics de performance énergétiques (DPE), le premier avant les travaux et le deuxième après. Cette mesure concerne les travaux payés entre le 1er janvier 2023 et le 31 décembre 2025.

DM Conseils : Damien Merceron,  Courtier en prêt immobilier, regroupement de crédits, assurance emprunteur, conseiller en investissement financier, placement, retraite, défiscalisation sur le Poitou-Charentes.